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Entretien avec les AJ du
Bénin
Aminata BOREUX - Marie
COLINET - Francesca RATTACASO - Katrien
VANDE VELDE - Nicolas DE CALUWE - Laure SPEECKE
- Daphné BERNE - Stephanie TACK - Annick DÉLEPINE - Benoît HOUARD- Jonas VERSTRAETE - Toon JANSSENS

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-Toon JANSSENS-
Toon, ancien étudiant en histoire, travaille depuis 19 mois au sein du bureau de la représentation de l’Agence belge de développement à Cotonou. Son activité principale: l’informatique ! |
Toon, que fais-tu au Bénin ?
Je travaille sur la gestion de l’information, la communication et les marchés publics. J’ai l’opportunité de découvrir différents aspects dans ces domaines en tant qu'assistant junior. Concrètement, je soutiens la cellule communication de la représentation dans tout le volet technique. Je suis ainsi webmaster du site web et de l’intranet et graphiste des affiches et du calendrier. Je me charge également de la mise en page de la newsletter interne (le "Clin d’œil" hebdomadaire) et externe (le "Bulletin" mensuel), de la mise à jour de nos mailing lists, …
De plus, je me charge d’être "l’ICT-helpdesk" de mes collègues de la CTB-Bénin. Mes tâches principales à ce niveau sont l’aide avec la configuration d’Outlook et la base de données des adresses, l'installation de différentes pilotes et logiciels et l'assistance à mes collègues avec les petits problèmes informatiques de chaque jour.
Bien que je ne sois pas un expert à la base dans tous ces domaines, le temps pris à rechercher des informations sur internet et à apprendre à me débrouiller avec tout ça m'a permis de trouver beaucoup de nouvelles solutions!
Je donne aussi de temps en temps de l'aide lors de l' ouverture d’un dossier d’appel d’offre concernant les marchés publics.
Peux-tu nous parler des choses que tu es fier d'avoir réalisé?
Le calendrier annuel CTB-Bénin que nous avons réalisé à la représentation. Je trouve que le résultat du calendrier de 2012 est encore mieux que celui de 2011. Je suis aussi fier d’avoir conçu le système de gestion des courriers à la représentation. C’est un système où les courriers sont scannés et distribués par e-mail à partir d’une base de données des courriers. |
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Quels sont tes meilleurs souvenirs de ton séjour au Bénin ?
Le travail de chaque jour et le fait d’être bien intégré dans l’équipe de la CTB-Bénin parmi mes collègues. La possibilité de vivre pendant deux ans au Bénin, avec ma copine, dans une culture différente et enrichissante a aussi été une expérience unique. Et pendant les weekends ou les vacances, la découverte du pays et des pays voisins: les plages, les tata sombas, les gens et le voudoun bien sûr.
Qu’est-ce que tu as appris ?
L’expérience acquise en travaillant dans une équipe professionnelle et multiculturelle, toutes mes nouvelles connaissances dans le domaine informatique, le fait de me déplacer sur une moto dans la ville de Cotonou comme un vrai "Zemidjan" et enrichir la langue française en y apportant des expressions africaines ("ou bien ?").
-Jonas VERSTRAETE-

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Pour la ‘rubrique junior’ de ce bulletin, je me retrouve dans un petit bar à la sortie de Bohicon, sur la voie d’Abomey. Trois serveuses sont couchées dans des fauteuils, à coté de baffles qui résonnent vivement dans mes oreilles. A la télé, cinq jeunes en pagnes dansent devant une paillote dans la brousse. Bref, une chouette buvette béninoise. Il n’y a que quelques clients et je me choisis une place, seul dans le coin. Après le troisième rappel, une des serveuses se traîne vers ma table. Désintéressée, elle regarde à coté de moi. Sans dire un mot elle attend ma commande. ‘Deux BENINOISES s’il vous plaît,’ je crie. ‘Grandes, oui.’ ‘Non DEUX.’ Une interview se fait à deux n’est-ce pas ?
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Bonjour Jonas, peux-tu te présenter pour nos lecteurs s’il te plaît ?
Je m’appelle Jonas Verstraete, j’ai 27 ans. Comme formation, j’ai étudié l’agronomie tropicale et, depuis septembre 2010, je travaille au Bénin en tant qu’Assistant Junior pour le projet PAFIRIZ - le projet d’appui à la filière riz du Bénin.
Que fait PAFIRIZ pour appuyer la filière riz?
Le projet intervient sur trois grandes axes de la filière : la production du riz paddy, la transformation et la commercialisation du riz pour la consommation et, troisièmement, l’appui institutionnel au Conseil de Concertation des Riziculteurs du Benin, le CCR-B. Le CCR-B, c’est la structure faitière des organisations des producteurs du riz et notre partenaire direct, avec qui nous partageons notre bureau à Bohicon. Moi, je travaille surtout sur l’axe de la production, en étroite collaboration avec l’assistant technique national responsable de ce volet. L’objectif du volet, c’est principalement de faire des investissements dans l’aménagement des bas-fonds pour la riziculture.
La fille arrive avec les boissons. Cette fois-ci elle me regarde, elle m’examine avec méfiance, comme si elle n’avait jamais vu de yovo. Sans sourciller, j’accompli la cérémonie habituelle : après avoir versé une goutte de bière dans mon verre, je la fais bien tourner et lance le contenu avec la nonchalance appropriée, derrière ma chaise, sur le béton poussiéreux. |
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Jonas, peux-tu nous donner une idée d’une semaine de ta vie à PAFIRIZ ?
Mon travail consiste en grande partie au suivi et à l’accompagnement des prestataires qui sont sur le terrain. Dans toute la zone d’intervention, il y a les unions régionales des riziculteurs et des ONG, qui font l’intermédiation sociale auprès des producteurs bénéficiaires. Pour les montages des dossiers techniques et financiers d’investissements, le projet travaille avec des bureaux d’études et bientôt il y aura les entreprises qui vont exécuter les travaux d’aménagements sur les sites sélectionnés.
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Pour suivre tous ses activités, nous effectuons régulièrement des descentes sur le terrain, ce qui remplit souvent au moins un ou deux jours de ma semaine. A coté de ça je me charge de l’élaboration et de la mise à jour d’une base de données et d’un système d’informations géographiques quant aux sites et aux interventions du projet. A cela s’ajoutent aussi des travaux classiques de bureau et évidemment, comme beaucoup d’Assistants Juniors, je sers de renfort pour toutes les petites tâches informatiques. |
La question classique de cette rubrique : qu’est-ce qui te rend fière de ton temps au Bénin ?
C’est difficile de choisir un seul moment. Je crois que je suis fière, ou peut-être simplement content, de pouvoir connaitre un peu ce pays, d’être bien intégré dans l’équipe, de bénéficier de la confiance de mes collègues, de partager les fêtes et les moments de famille chez des amis. Et espérons qu’un jour je serais fière d’apprendre (à moins que je n’ai la chance de le voir par moi-même) que les producteurs (ou disons certains, l’assistance junior abime ma naïveté) ont véritablement progressé en travaillant dans leurs champs de riz jaunes aménagés.
Pour finir, qu’est-ce que tu espères ne jamais oublier du Bénin ?
Euh, j’espère de ne pas oublier les quelques mots que je connais en Fon, les images des bas-fonds pleins de riz, les sensations en traversant la brousse, la vallée d’Ouémé ou les montagnes des Collines et du nord, le goût d’un bon pot d’igname pilée et peut-être le plus difficile à ne pas oublier, les logiques qui mènent les villageois, les producteurs, mais aussi les collègues béninois, à faire des choses bizarres-bizarres et parfois incompréhensibles pour un petit blanco nouvellement arrivé, mais qui maintenant sont devenus des évidences (même si certaines restent parfois incompréhensibles) et qui enrichissent toute cette expérience extraordinaire et inoubliable. Et pour finir, bien sûr, je veux toujours me rappeler des béninois et, si je le pouvais, de chacun des petits détails qui font tout le charme de la vie dans ce petit pays.
Le ciel de Bohicon se remplit des nuages. Une des dernières pluies de l’année s’annonce. Les dames qui vendent leur riz à coté de la buvette ramassent leurs pots. Les zemidjans roulent encore plus vite que d’habitude. Même les hommes torses nus devant les poussepousses surchargés accélèrent leurs pas. Toute la rue s’agite, avec une précipitation qui semble être uniquement réservée aux 10 minutes précédant une pluie. Je finis ma deuxième bière et je cherche la monnaie pour payer la serveuse. C’est maintenant que je me rends compte que toutes les serveuses et même le gérant m’observaient depuis, comme une curiosité. Peut-être n’ont-ils jamais vu un yovo se parler à soi-même… Les premières gouttes résonnent déjà sur les tôles.
Merci, Jonas, pour cette auto-interview.

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-Benoît HOUARD-
Benoît, politologue de 31 ans, travaille depuis bientôt deux ans au Bénin au sein de la Facilité d'Appui aux Filières Agricoles dans le Mono & le Couffo (FAFA-MC). |
Explique-nous Benoît, que fais-tu au Bénin ?
Je travaille en relation étroite avec le Chargé du système de suivi-évaluation participatif de la Facilité. Pour la première année, il s’agissait principalement de l’écriture du Manuel de suivi-évaluation de la Facilité, de la création des différents outils, et de l’opérationnalisation du système. La seconde année a plus été axée sur le suivi de terrain, la collecte des données, les premières analyses, les débuts de la capitalisation des actions entreprises et l’accueil des différentes missions d’audit ou de capitalisation.
Qu’est-ce que le suivi-évaluation participatif ?
Le suivi-évaluation participatif (SEP) est un processus par lequel les principaux acteurs prennent une part centrale dans la définition des objectifs du suivi évaluation, le choix des indicateurs, le choix et l’application des outils de collecte des informations, leur interprétation, l’identification et la mise en œuvre des actions de changement nécessaires. |
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Dans le cadre de la Facilité d’Appui aux Filières Agricoles dans le Mono et le Couffo (FAFA-MC), ce concept a été mis en œuvre à partir du diagnostic participatif réalisé au moment de l’installation de la Facilité : ce sont les partenaires qui ont définis les objectifs, les activités et les indicateurs. Ce sont également eux qui assurent le suivi de leurs activités, et l’évaluation se fait de manière conjointe, avec la FAFA-MC.
La spécificité du SEP dans notre approche de facilitation est l’interaction nécessaire entre les différents systèmes de suivi-évaluation (SSE) des partenaires, que coordonne le SSE de la FAFA-MC.
Quels ont été jusqu'à présent tes meilleurs moments passés au Bénin ?
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Je dirai que mon séjour au Bénin a été un des meilleurs moments que j’ai passé : un retour aux sources en Afrique de l’Ouest, dans un pays chargé d’histoire et de cultures ; une première expérience pour la coopération bilatérale avec la CTB, source d’apprentissage, des exigences mais aussi des opportunités qu’offre ce type de coopération ; et « the last but not the least » j’ai découvert Lokossa, charmante petite bourgade administrative, et l’équipe de FAFA-MC, probably the best team in Bénin ! |
Peux-tu nous parler d'une chose que tu es fier d'avoir réalisé au sein de ton projet ?
Je suis heureux d’avoir contribué à la construction d’un véritable esprit d’équipe au sein de la Facilité, et d’avoir répondu aux attentes qui avaient été placées en moi. Au niveau personnel, et je remercie les Responsables pour la décision favorable, j’ai pu réaliser une remise à niveau informatique à l’attention des chauffeurs et du logisticien, qui avaient eu un cours d’informatique lors des rencontres Bénino-belges de 2010. Jusqu’à ce jour et à ma connaissance, la FAFA-MC est le seul projet de la CTB au Bénin qui aie construit un véritable renforcement de capacité pour son « petit personnel ».
Pour finir, un petit mot sur le Bénin, ou sur le béninois ?
Le béninois est comme le Bénin : chaud et varié. C’est pourquoi j’aurai du mal à dire quelque chose qui puisse les résumer. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, tant de variété sociale, culturelle, climatique, architecturale, linguistique…
Deux ans, ce n’est pas encore suffisant pour épancher la curiosité que suscite en moi ce bout de terre, mais c’est certainement suffisant pour engranger amitiés et souvenirs :
l’accueil est politesse, que ce soit de la part d’un Roi ou d’un voisin ; la vie est partage : partage des bons moments autours d’un bon plat ou de moult bières, de cérémonies de naissance, de sortie, de remise de dot ou de mariage, et partage de moments plus difficiles avec les enterrements, les pertes liées aux inondations ou les difficultés quotidiennes de tout un chacun ; l’intelligence est curiosité, et je remercie tous les interlocuteurs avec qui j’ai eu la chance de discuter (voire de palabrer) sur tous les sujets, des plus triviaux aux plus abstraits. Vous pouvez voir un panneau sur la plage de Grand-Popo avec le poème l’homme et la mer, de Beaudelaire : c’est un ami qui l’a fait installer quelque temps après que nous ayons eu une nuit de lecture croisées et de discussion sur la poésie ; le moment où il me l’a montré reste un des moments les plus émouvant de mon séjour…

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-Annick DELÉPINE-
Annick a suivi une formation d’économie qu’elle a ensuite complétée par un master en coopération au développement. Elle a travaillé pendant deux ans à FAFA-MC (Facilité d’Appui aux Filières Agricoles dans les départements du Mono et du Couffo). |
Explique-nous Annick, que fais-tu plus exactement au sein de FAFA ?
L’objectif spécifique de FAFA est de renforcer les capacités et l'articulation effective des acteurs privés et publics afin d'améliorer la productivité et la rentabilité des filières riz et maraîchage dans le Mono-Couffo. Ma fonction au sein de FAFA vient en appui à la Chargée de Facilitation auprès des Opérateurs Privés. Notre travail assure la mise en œuvre de la composante 1 : « Appui à la dynamisation et à l'articulation des marchés ». Plus concrètement, il s'agit de suivre et d'accompagner les partenaires de FAFA afin d’assurer le bon déroulement des activités relatives à la composante 1 comme la mise en place d’un guichet Microprojets pour le segment amont et aval (fourniture d’intrants et d’équipements, transformation et commercialisation) des filières riz et maraîchage, l’appui-conseil aux acteurs de la transformation et de la commercialisation des produits maraîchers et rizicoles ou encore l’accompagnement pour les mises en relation entre producteurs et opérateurs privés des filières riz et maraîchage.

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Quels ont été jusqu'à présent tes meilleurs moments passés au Bénin ?
Les moments qui m’ont le plus marqué et touché ont été les sorties sur le terrain, dans des endroits parfois très reculés où la pauvreté est criante. L’accueil est toujours très chaleureux, parfois autour d’un verre de ‘sodabi’ (boisson locale préparée à base de vin de palme), parfois au son de chants de «bonne arrivée» ou de remerciements. Lors de ces moments, je me rappelle d’autant plus les raisons qui me poussent à travailler dans le secteur de la coopération au développement.
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Peux-tu nous parler d'une chose que tu es fière d'avoir réalisé?
Au bout de deux ans, j’ai la sensation d’avoir accompli un bon nombre de réalisations mais si je devais en retenir une, ce serait l’organisation d’une séance de dégustation de riz local lors du lancement officiel de FAFA. En effet, cela a permis à beaucoup de gens de connaître et de tester la qualité du riz local qui est souvent méconnu et déprécié. Grâce à cette action, de nombreuses personnes ont constaté qu’il existait du riz local de qualité et à un prix capable de concurrencer le riz importé.
Pour finir, un petit mot sur le Bénin, ou sur le béninois ?
J’ai beaucoup apprécié d’avoir été aussi bien entourée, je pense en particulier à mes collègues et aux responsables de FAFA avec qui j’ai passé de nombreux très bons moments, pendant le travail mais aussi en dehors. De manière plus générale, le Bénin et ses habitants resteront gravés en moi. Ces deux années ont été riches en belles (et parfois moins belles) expériences mais toujours enrichissantes, de moments inoubliables, de paysages magnifiques et surtout de moments simples mais vrais et réels, qui vous touchent et vous marquent à jamais. |

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-Stephanie TACK-
Agée de 24 ans, Stéphanie est économiste avec un master en diplomatie. Elle travaille depuis presqu’un an à Bohicon, au sein du Projet d’Appui à la Filière Riz du Bénin (PAFIRIZ). |
Explique-nous Stéphanie, que fais-tu auprès de PAFIRIZ ?
Le PAFIRIZ est composé de trois volets, à savoir (1) l’aménagement de bas-fonds, (2) la transformation et commercialisation du riz et (3) l’appui institutionnel au Conseil de Concertation des Riziculteurs du Bénin (CCR-B), le principal partenaire du projet. En tant que Assistante Junior je travaille en appui aux deux derniers volets. Plus concrètement, j’ai assisté la responsable du volet deux concernant le montage de projets d’investissements relatifs à l’installation ou le renforcement d’unités de transformation, commercialisation et/ou distribution du riz local. |
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PAFIRIZ appuie des petits promoteurs désireux de s’investir dans ce domaine afin d’améliorer la qualité du riz local, d’accroître sa présence sur le marché béninois et ainsi progressivement substituer le riz importé.
Dans le cadre du volet 3, j’ai participé à diverses activités, principalement dans le domaine de l’information et la communication. Je suis en contact quasi quotidien avec le Secrétaire Permanent du CCR-B et ensemble nous avons par exemple élaboré le bulletin d’information du CCR-B, Echos Rizicoles. Ces derniers mois je les ai surtout consacrés à la mise en œuvre du système de gestion de l’information (SGI) de la filière riz du Bénin. Ce SGI regroupe de nombreuses informations sur la filière, et pour lequel nous avons mis en place un réseau de relais locaux, afin de pouvoir offrir l’accès à l’information à proximité des riziculteurs et autres acteurs de la filière.
A part ces deux volets, je travaille de façon transversale sur la communication.
Des moments à ne jamais oublier ?
Plutôt des personnes à ne jamais oublier ! Ce sont les béninoises et béninois qui ont fait que mon expérience ici ait été aussi enrichissante. Leur accueil, leur sourire, leur sagesse, leur optimisme, leur soutien permanent, je porterai ce souvenir pour le reste de ma vie avec moi.
Tu es là ? Tu as fait un peu ? Et la santé, la famille ? Et la matinée ? Doucement ! Toi-même tu sais, on est là déjà, y a pas de problème. Ou bien ? Je n’oublierai jamais les excellentes expressions béninoises, ça là, c’est sûr ! Ni les bonnes discussions au bureau, ni les innombrables soirées aux maquis de Bohicon avec les collègues et amis, en train d’échanger sur nos cultures et nos conceptions de la vie, de rigoler, de danser, bref, on s’est bien amusé, correctement. |
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Un mot de clôture ?
Durant toute cette année j’ai eu ce véritable sentiment de on est ensemble, tant au niveau personnel qu’au travail. Chères et chers amis et collègues, j’ai beaucoup appris de vous, de votre richesse culturelle et spirituelle et je ne peux que vous remercier de tout cœur, beaucoup même.
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-Daphné BERNE-
Daphné, juriste spécialisée en droit des étrangers, travaille depuis un an et demi à Cotonou, au sein du bureau de la représentation de l'Agence belge de développement. |
Explique-nous Daphné, que fais-tu au Bénin ?
J'expérimente un mode de vie! Celui de l'expatriation, de l'immersion dans une autre culture, de l'inter culturalité. Sinon, j'ai la chance d'occuper deux postes. L'un concerne les micro-interventions. Je travaille en binôme avec Edwige, chargée mip. Ce programme finance des activités qui améliorent les conditions de vie des couches sociales vulnérables comme les femmes, les enfants, les paysans. L'autre est relatif à la communication. Il s'agit d'organiser des évènements de visibilité, de veiller à l'application correcte de l'identité visuelle CTB, d'assurer le contenu d'une newsletter interne, de concevoir le plan de communication de la représentation et gérer le site web. Ces fonctions m'ont donné l'occasion de partir régulièrement en mission sur le terrain soit auprès des bénéficiaires, soit auprès des projets. J'ai également "touché" au programme bourses, aux marchés publics et à l'aspect genre.
Quels ont été jusqu'à présent tes meilleurs moments passés au Bénin ?
Ils sont nombreux car ce sont les instants de la vie quotidienne passés avec mes collègues et amis. Des plaisirs simples comme manger vandzou, abobo avec dja et gari. Prendre un pot au télécentre avec les amis béninois et les entendre rire et crier "tcha ho hooo" ou "shééguey et baw baw", entourés de booster, atomic et beaufort. Les après-midi passés à la plage à prendre la tasse et à boire du lait de coco. Les missions kamikazes dans le nord. Sans oublier les nombreux rires qui ont éclaté dans le bureau. |
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Peux-tu nous parler d'une chose que tu es fière d'avoir réalisé?
J'ai apprécié les résultats de la participation à l'émission secrets de prospérité, de l'organisation d'une journée don de sang ainsi que la réalisation d'un calendrier CTB Bénin. Par ailleurs, je suis heureuse de m'être "fondue" dans l'équipe de la représentation et d'avoir noué de bons contacts avec les collègues du terrain, au sein des projets.
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Pour finir, un petit mot sur le Bénin, ou sur le béninois ?
Mes collègues béninois sont les meilleurs que l'on puisse avoir. J'espère retrouver une équipe aussi dynamique et souriante une fois rentrée au pays! Beaucoup de personnes et de plats vont me manquer mais c'est promis je reviendrai! Bénin 4ever… |
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-Laure SPEECKE-
Je m'appelle Laure Speecke après
mes études en anthropologie et un séjour d'un
an au Ghana, l'envie de vivre en Afrique m'a a nouveau chatouillée
et je n'ai pas hésité une seconde à
m'installer au Bénin lorsque le Programme Junior
me l'a proposé. |
Après deux mois à Cotonou, je commence
à trouver mes repères…
A mon arrivée, j'ai intégré la une maison d'une
autre Assistante Junior. Le jardin, agrémenté d'une
paillotte et d'un chat capricieux, est magnifique. Grâce à
mes voisins et collègues, je me suis habituée aux
salutations typiques telles que "Bonne arrivée",
le "Bonsoir" dès12h et la question 'Tu as fait
un peu?' en fin de journée.
Au petit déjeuner, je mange de la bouillie avec des arachides
et des beignets. Pour déjeuner, je dévore l'igname
pilé, le spaghetti au piquant rouge et toutes les variétés
de pâte, mais, il faut l'avouer pas toujours avec l'aprobation
de mon estomac!
Pour toutes ces petites choses là, j'aime le Bénin,
et maintenant, avec l'arrivée de mon mari, je vais davantage
apprécier et profiter de la vie béninoise.
L'équipe du projet AIMAEP, m'a accueillie à bras ouverts.
Nous sommes neuf et deux chauffeurs. AIMAEP, c'est le projet d'Appui
Institutionnel au Ministère d'Agriculture, de l'Elevage et
de la Pêche. Nous sommes basés au sein du ministère.
Nous offrons un appui administratif, technique et organisationnel
au ministère, au niveau central et régional, pour
améliorer sa performance dans la mise en œuvre des stratégies
de promotion des filières agricoles. Je m'occupe des axes
transversaux genre et environnement en étroite collaboration
avec les responsables respectifs des cellules genre et environnement
du ministère. Je participe à différentes activités
comme celles organisées par les points focaux genre, aux
formations concernant le bonne pratique dans l'usage des insecticides,
je planifie les premières actions genre et environnement,
je précise les indicateurs,....
Bref, pas toujours évident au début, mais l'équipe
d'AIMAEP est toujours là pour m'aider, me soutenir et m'orienter.
C'est une équipe de choc qui alterne discussions sérieuses
et les moments de détente, remplis de plaisanteries. Pourvu
que cela dure!
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Nicolas DE CALUWE-
Nicolas, botaniste spécialisé
en écologie, travaille depuis 18 mois comme AJ pour
le projet ADEFIH (Appui au Développement des Filières
Halieutiques du Bénin) qui tend aujourd'hui vers sa
fin.
ADEFIH, plus connu sous le nom de projet
« crevettes », a pour objectif d'améliorer
les conditions sanitaires des produits de la pêche et
l'environnement du lac afin de pérenniser ses ressources
halieutiques. Outre cette dimension environnementale, les
activités du projet prennent en compte la dimension
du genre. |
En effet, près de 150 mareyeuses ont été
formées aux bonnes pratiques d'hygiène, de gestion environnementale
et de manipulation des produits de pêche. La construction d'un
centre de fumage à Dado à destination des femmes du
village a également rencontré un succès tel qu'une
école maternelle a été construite à côté
du centre. Le soir, des cours d'alphabétisation y sont donnés
aux adultes. Le centre de fumage a contribué à améliorer
les conditions environnementales mais également les conditions
de travail et de santé des femmes. Avec les formations relatives
à la gestion du centre de fumage, le groupement, mieux organisé,
est aujourd'hui capable de gérer un budget, leur permettant
d'améliorer la condition économique des femmes. Toujours
avec le soutien de l'ONG I.D.Pêches – qui a réalisé
le centre de fumage pour ADEFIH et l'école maternelle via un
financement MIP – le groupement des mareyeuses et transformatrices
de Dado a récemment accueilli une délégation
de mareyeuses d'Afrique centrale afin d'échanger sur l'amélioration
des techniques de transformation, de valorisation des produits et
bien évidemment de l'amélioration de leur niveau de
vie lié à l'ensemble de ces processus mis en route depuis
la création du centre de fumage.
En plus de l'appui au niveau des activités de gestion de cycle
de projet, avec les autres membres de l'équipe, je m'occupe
du suivi des activités sur le terrain (infrastructures et leur
mode de gestion, formations, reboisement, latrines, ...). La zone
d'intervention du projet – le lac Ahémé –
est une région magnifique, riche culturellement et environnementalement
parlant. C'est donc, pour moi, un réel plaisir à chaque
fois d'aller sur le terrain.
En dehors du suivi des activités dans les villages riverains
du lac, je retiendrai les bons moments passés avec mes collègues
ainsi qu'avec certains partenaires ou amis; la mise en place avec
Marie (ancienne AJ du projet) du LUD'ECO!, un outil pédagogique
de sensibilisation des jeunes aux bonnes pratiques d'hygiène
et de gestion environnementale; les discussions et les rires dus au
hasard des rencontres dans les rues de Comé ou d'ailleurs;
les cérémonies (Zangbéto, Awilé, transes,
revenants...) dans lesquelles j'ai baigné dès mon premier
jour de travail; la découverte du pays et des pays voisins;
Les ateliers-débats et autres forums sociaux; et bien d'autres
choses encore...
Pour finir, je dirai juste qu'il est impossible de résumer
tout ce que je retiens du Bénin, ce pays où la créativité,
l'adaptation, l'imagination existent dans tous les domaines (culturel,
social, économique, environnemental, artistique, spirituel,
...).
Il suffit juste d'ouvrir un peu les yeux, de sourire et puis d'attendre...
la magie du pays s'opère rapidement!
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Katrien VANDE VELDE -
Katrien VANDE VELDE âgée de
25 ans est agronome. Elle travaille en terres béninoises
depuis bientôt un an. Mais contrairement aux autres
assistants juniors basés au Bénin, elle n'est
pas affectée à un projet CTB mais basée
au sein de l'ONG VECO WA (Vredeseilanden), dans la région
des Collines, à Savalou où elle promeut la filière
riz.. |
Katrien, quelle est le but de Vredeseilanden/VECO?
Le but est de soutenir les agriculteurs familiaux
afin qu'ils disposent de sources de revenus durables dans le cadre
d'activités agricoles menées d'une manière économiquement
rentable et bénéfique pour l'environnement, le progrès
social et la culture locale.
Quelle est la signification de l'acronyme
VECO?
VECO signifie Vredeseilanden Country Office (bureau
de pays de Vredeseilanden).
VECO Bénin est la représentation au Bénin de
l'organisation non gouvernementale internationale d'origine belge
Vredeseilanden.
Plus particulièrement quelle est la
mission de l'ONG VECO au Bénin?
Au Bénin, cette mission se concrétise
par l'appui au développement de filières agricoles novatrices
comme la promotion de la filière riz dans le département
des Collines, le renforcement organisationnel et le développement
institutionnel des partenaires ONG/structures d'appui et organisations
paysannes en vue d'offrir aux communautés rurales des services
appropriés au développement des filières agricoles
et en vue d'induire le changement des politiques agricoles et législations
défavorables à la sécurité alimentaire
et à l'agriculture durable.
Que fais-tu à VECO?
| Je suis basée à Savalou et je travaille
avec les producteurs de riz sur diverses activités, principalement
sur le volet production du programme. Ça veut dire que
l'on appuie les organisations paysannes afin qu'elles puissent
produire un riz de meilleure qualité et trouver des marchés
rémunérateurs pour vendre ce riz, tout en professionnalisant
leur fonctionnement. Le travail est donc varié et me
met tout près de la réalité quotidienne
des agriculteurs. Une des tâches que j'ai réalisée
pour le programme, c'est de mener une expérimentation
en collaboration avec les producteurs de riz. Ça a été
tout un défi à cause des aléas climatiques
et parce que, dans ce pays, il y a toujours des imprévus.
Bref, c'était une expérience enrichissante pour
une femme de sciences comme moi. |
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De quelle réalisation es-tu
fière?
Je suis fière d'avoir aidé deux organisations
paysannes à obtenir la certification Fair Trade.
Ce certificat leur a permis d'exporter une quantité
de riz symbolique en Belgique qui est toujours en vente
dans les magasins du groupe Colruyt. A présent, tous
les acteurs de cette filière riz sont fiers de pouvoir
dire que leur riz local est un riz de très bonne
qualité ! |
Quels sont tes meilleurs souvenirs de ton
séjour au Bénin?
Les meilleurs moments que j'ai vécu au
Bénin, en dehors du travail, sont ceux que j'ai passé
avec des amis béninois ou bien des amis venus de l'Europe,
à la découverte de ce magnifique pays plein de contrastes,
de rires énergiques et des mystères du vodoun. Ce
que je comprends, c'est que je ne comprendrai jamais tout…
Venir au Bénin, c'est aller bien au-delà des guides
touristiques et se plonger dans une vie et dans une culture tout
à fait différentes et enrichissantes.
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Francesca RATTACASO -
Mon nom est Francesca, j'entame bientôt
ma trentième années un diplôme en Sciences Politiques en
poche. Je suis née à Bruxelles de parents italo-britanniques. |
Après plus de trois ans dans le monde financier,
plus précisément dans une banque d’investissement
à Bruxelles, j’ai saisi l’opportunité
de complètement changer de direction.
La coopération au développement étant initialement
la carrière dans laquelle je voulais me lancer, le programme
junior m’offrait une expérience idéale, tant
au niveau professionnel que personnel. La décision fut donc
rapidement prise.
Cela fait maintenant plus de neuf mois que je suis
au Bénin, au sein du projet PAPDC, Programme d’appui
au PDC (plan de développement des communes). Il s’agit
essentiellement de porter un appui technique et financier aux communes
du Mono, du Couffo, de l’Atacora et de la Donga.
J’ai passé les cinq premiers mois
à Cotonou à la coordination nationale du projet. Son
rôle étant de lien entre le Ministère de la
Décentralisation et les communes, le travail est principalement
administratif mais également conceptuel.
Je me suis ensuite installée à Lokossa au sein de
la coordination régionale du Mono et du Couffo. Ici, on est
en constante collaboration avec les communes, je suis donc beaucoup
plus sur le terrain. Je travaille surtout sur les indicateurs du
PAPDC, la communication, j’appuie également mes collègues
dans diverses tâches.
Au terme de cette année passée au
Bénin, je pense avoir appris énormément. J’ai
été accueilli très chaleureusement par tout
le monde. J’ai découvert un pays magnifique de par
ses paysages, sa culture, sa tolérance mais surtout sa population.
Quoique que je fasse après, je suis sûre que le Bénin
restera une expérience enrichissante.

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-Aminata BOREUX-
Aminata, politologue de 28 ans, travaille
depuis bientôt deux ans au Bénin au sein du
Projet d'appui à la zone sanitaire de Comé
(PAZS), puis à Cotonou au sein du Programme d'Appui
à la réalisation des Plans de développement
Communaux dans l'Atacora/Donga et le Mono/Couffo (PAPDC) |
Explique-nous Aminata, que
fais-tu au Bénin ?
Dans mon premier projet, le PAZS-Comé, je collaborais avec
les commis de pharmacie et le gestionnaire des stocks de médicaments
et de consommables médicaux de la zone sanitaire de Comé.
Ce fut une expérience enrichissante grâce à
laquelle j’ai été initiée à la
gestion des stocks en milieu hospitalier et dans les petites pharmacies
des centres de santé. Nous nous sommes formés les
uns les autres pour mieux ordonner et gérer les pharmacies.
Ce fut aussi la découverte du secteur de la santé
dans un pays en voie de développement.
Ensuite, tu as changé
de cap…
Oui, depuis presqu’un an et demi l’équipe
du PAPDC m’a accueillie et m’accompagne dans mon secteur
de prédilection : la décentralisation. Ma principale
activité consiste à suivre les activités des
jumelages et des partenariats bénino-belges. Je fournis aux
acteurs en présence les contacts et les documents de références
nécessaires à la bonne marche de leurs activités.
J'appuie également mes responsables dans des tâches
administratives, la rédaction des dossiers d’appels
d’offre enfin je collabore à la communication au niveau
du projet et pour le bulletin d'information.
Quels ont été
jusqu'à présent tes meilleurs moments passés
au Bénin ?
Il y a tout d'abord l’arrivée, l’accueil chaleureux,
les premières rencontres, les températures torrides
tant attendues en fin décembre. Je retiens également
les moments de partage, d'échange et de soutien avec mes
collaborateurs et mes responsables du PAPDC. Les moments les plus
intenses et amusants sont ceux qui ont fait suite à de sérieuses
« boulettes » de votre serviteur: cela commence par
une initiative ou réaction inappropriée, le conflit
éclate, les incompréhensions s’affrontent puis
comme l’orage, cela passe. La confiance est rétablie,
les relations et la compréhension mutuelle se sont approfondies,
le rire reprend sa place.
Peux-tu nous parler d'une chose que tu es
fière d'avoir réalisé au sein de ton projet
?
Je suis heureuse d’avoir été utile lorsque les
responsables des partenariats ou de jumelages utilisent de nouveaux
outils, redemandent des informations ou des contacts, m’invitent
à suivre et réévaluer avec eux leurs activités,
me demande de rédiger un document, bénéficient
des opportunités qu’offre la CTB.

Pour finir, un petit mot
sur le Bénin, ou sur le béninois ?
Tout abord le rire! J’ai été accueilli dans
le rire, bercé dedans depuis des mois et j’espère
en emmener un petit bout avec moi en décembre. Aussi la richesse
culturelle de ce pays (le vaudoun et les héritages de l’histoire
de l’esclavage) est telle que le Bénin deviendra dans
un avenir proche une grande destination touristique. La liberté
de ton du quidam et de la presse sur les affaires politiques, économiques
et sociales et le vif intérêt porté à
ces questions par tout un chacun font déjà du Bénin
un important lieu d’échanges et de partage d’idées.
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-Marie COLINET-
Marie, ingénieure agronome de 28
ans, travaille depuis bientôt deux ans à Comé
(Sud du Bénin) au sein du projet d'appui au développement
des filières halieutiques (ADEFIH), cheville ouvrière
de ce présent bulletin et initiatrice, conceptrice
et rédactrice éclairée du site internet CTB
Bénin. |
Explique-nous Marie, que
fais-tu au Bénin ?
J'ai la chance de vivre près du lac Ahémé et
de faire partie d'une petite équipe dynamique qui œuvre
au développement des filières des produits de pêche
et particulièrement de celle de la crevette !
Concrètement, je réalise le suivi d'activités
diverses dans les villages autour du lac. Il s'agit d'activités
telles que la construction d'infrastructures de débarquement,
le reboisement anti-érosif, la construction d'un centre de
fumage, la formation et la sensibilisation des communautés
de pêcheurs, etc. J'appuie également mes responsables
dans des tâches administratives et de gestion de projet, et
je collabore à la communication au niveau du projet et pour
le bulletin d'information.
Quels ont été
jusqu'à présent tes meilleurs moments passés
au Bénin ?
Parmi mes meilleurs moments au Bénin, il y a tout d'abord
la campagne de reboisement des bassins versants de juin 2009 -en
moins d'un mois plus de 220.000 plants ont été mis
en terre ! Je retiens également les moments de partage et
d'échange avec mes collaborateurs d'ADEFIH, mais aussi avec
les ONG partenaires et surtout avec les bénéficiaires.
Et finalement j'apprécie spécialement mes visites
au centre de fumage de Dado, pour l'accueil chaleureux, le dynamisme
et l'incroyable optimisme des femmes du groupement.
Peux-tu nous parler d'une chose que tu es
fière d'avoir réalisé au sein de ton projet
?
Une action dont je sois fière ? La réalisation, avec
mon collègue assistant junior Nicolas, d'un jeu didactique
sur les bonnes pratiques d'hygiènes et de gestion de l'environnement
destiné aux adolescents. Ce jeu, parrainé par le Médiateur
de la République du Bénin (que nous avons eu l'honneur
de rencontrer), sera diffusé dans les collèges et
associations/groupements au plus tard début de l'année
2011.
Pour finir, un petit mot
sur le Bénin, ou sur le béninois ?
La grande force des béninois réside pour moi dans
leur sérénité et leur incroyable sens de l'humour.
Le Bénin est un pays magnifique et tranquille où il
fait bon vivre, et bon manger !
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